Les tendances outillage 2025 sont marquées par quatre évolutions majeures : la montée en puissance des batteries haute capacité (12,0 Ah et plus), l'essor des outils connectés via Bluetooth, l'extension des écosystèmes sans fil aux outils de jardin (OPE) et les premiers efforts sérieux sur la durabilité et la réparabilité.
Batteries haute capacité et écosystèmes 18V/36V
Milwaukee a lancé en 2024 des batteries M18 de 12,0 Ah qui alimentent des outils traditionnellement filaires : aspirateurs, éclairage de chantier, même une scie circulaire de 36V (via deux batteries 18V en série). Makita XGT 40V avance sur le même terrain avec des batteries 4,0 Ah équivalentes à une 18V 8,0 Ah. La compatibilité multi-tension devient un argument commercial majeur : acheter dans un écosystème qui monte en voltage sans changer d'accumulateurs protège l'investissement. DeWalt FlexVolt propose ce modèle depuis 2016 et le développe encore.
Connectivité et outils intelligents
Les outils connectés permettent de régler le couple, la vitesse et les modes d'utilisation depuis une application smartphone. Bosch Connected propose de géolocaliser ses outils et de les désactiver à distance en cas de vol. Milwaukee ONE-KEY offre des réglages prépersonnalisés selon le type de vis et de matériau. Ces fonctions ne sont pas indispensables pour un bricoleur, mais elles représentent un avantage réel pour les entreprises gérant un parc d'outils sur plusieurs chantiers. Le surcoût est d'environ 20 à 30 % par rapport au modèle non connecté équivalent.
Durabilité et réparabilité : un engagement qui progresse
La réglementation européenne sur l'écoconception pousse les fabricants à garantir la disponibilité des pièces de rechange pendant 7 à 10 ans. Certains modèles Bosch Professional et Metabo sont désormais conçus pour être réparés plus facilement : charbons de moteur remplçables par l'utilisateur, mandrins interchangeables sans atelier. Makita a publié en 2024 ses objectifs de réduction d'empreinte carbone sur la fabrication des batteries : un indicateur que la pression réglementaire et les attentes des acheteurs professionnels font bouger les pratiques.









